Ecovacs Goat O800 RTK
7,6/10Le modèle à regarder en premier autour de 650 € pour un terrain moyen avec du relief : aucun record, mais aucune case importante manquante non plus.
- Prix relevé
- 649 €
- Surface conseillée
- 800 m²
- Navigation
- GPS RTK
Ecovacs vient de l'aspirateur robot et ça se voit : capteurs, caméra, application. Mais la vraie signature de la gamme GOAT est ailleurs, dans deux chiffres que personne ne regarde.
4 modèles dans cette sélection
Le modèle à regarder en premier autour de 650 € pour un terrain moyen avec du relief : aucun record, mais aucune case importante manquante non plus.
Entrée de gamme LiDAR à 899 € pour 1 200 m² annoncés, avec un coupe-bordure apprécié mais seulement soixante minutes d'autonomie et un logiciel encore hésitant.
Pour un grand terrain ouvert et pentu chez qui accepte de reprendre les bordures : lame de 33 cm, 50 % de pente, mais aucune surface conseillée publiée.
La façon la moins chère d'obtenir 45 % de pente sans poser un mètre de câble, réservée aux jardins bien couverts par le réseau domestique.
| Modèle | Note | Prix relevé (€) | Surface conseillée (m²) | Navigation | Pente maximale (%) | Largeur de coupe (cm) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ecovacs Goat O800 RTK | 7,6 | 649 € | 800 m² | GPS RTK | 45 % | 22 cm |
| Ecovacs Goat O1200 LiDAR Pro | 7,2 | 899 € | 1 200 m² | LiDAR | 45 % | 22 cm |
| Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro | 7,2 | 999 € | non communiqué | LiDAR | 50 % | 33 cm |
| Ecovacs Goat O600 RTK | 7,0 | 579 € | 600 m² | GPS RTK | 45 % | non communiqué |
Quatre modèles, quatre valeurs de pente : 45, 45, 45, 50. Seule Mammotion tient la comparaison sur ce critère, et elle laisse une de ses quatre fiches sans pente publiée. La médiane des 55 pentes relevées est à 40 %, et l’entrée de gamme Ecovacs, à 579 €, dépasse déjà tous les Gardena du catalogue.
Voilà la vraie signature de la gamme GOAT, celle qui ne figure sur aucune affiche. Ecovacs ne vend pas un robot de pelouse de ville. Il vend un robot qui monte, dès le premier prix, sans supplément et sans changer de modèle.
Le corollaire est un poids qui grimpe vite : 10,4 kg sur le O600, 17,8 kg sur le A1600, quand la médiane du comparatif est à 11 kg. Des roues qui accrochent, ça se paie en kilos et en traces sur un sol détrempé.
Deuxième chiffre commun aux quatre : la hauteur de coupe minimale, bloquée à 30 mm. La médiane du comparatif est à 20 mm. Chez Gardena, Segway ou Worx, on descend à deux centimètres.
Ce blocage à 30 mm a des conséquences directes. Trois centimètres, c’est le seuil en dessous duquel un gazon d’agrément commence à jaunir en été, et c’est aussi le seuil au-dessus duquel une pelouse de campagne reste dense. Ecovacs a tranché pour la seconde. Pour une coupe courte, façon terrain de boules, la gamme entière est hors sujet.
En haut, elle monte à 80 mm sur trois modèles et 90 mm sur le A1600, contre 60 mm de médiane. La marque assume l’herbe haute d’un bout à l’autre.
Le GOAT O600 RTK était relevé à 579 € pour 600 m² annoncés, le O800 RTK à 649 € pour 800 m². Deux cents mètres carrés de plus pour 70 €, avec un décibel de moins au passage. Le second est aussi le mieux noté des quatre sur les caractéristiques relevées.
Le passage aux GOAT LiDAR Pro se paie plus cher : le O1200 à 899 €, le A1600 à 999 €. Le premier ajoute 400 m² de couverture au O800, le second n’annonce aucune surface du tout et devient le plus bruyant de la gamme à 62 dB, avec l’autonomie la plus courte des quatre.
Le prix médian de la marque ressort à 774 €, sous les 799 € du comparatif. Pour du sans-fil intégral, c’est agressif.
Deux modèles sur quatre publient une autonomie : 60 minutes pour le O1200, 45 minutes pour le A1600. Les deux GOAT RTK n’en publient aucune, ni sur la fiche marchande ni sur la page constructeur.
Le chiffre du A1600 mérite un arrêt. Quarante-cinq minutes, c’est l’une des autonomies les plus courtes des 39 relevées, sur le modèle le plus cher de la gamme et le plus lourd. Aucune surface annoncée pour la mettre en rapport. Un acheteur qui compare deux fiches côte à côte n’a donc pas de quoi trancher, et ce n’est pas au comparateur d’inventer la donnée manquante.
Le Wi-Fi suit le même schéma : publié sur les deux LiDAR, absent des fiches des deux RTK, alors que les retours d’utilisateurs décrivent bien une connexion et une application sur ces modèles.
Le O800 et le O1200 annoncent 22 cm, le A1600 monte à 33 cm, la plus large valeur cohérente de la gamme et l’une des plus larges du comparatif, dont la médiane est à 20 cm. Sur une même surface, treize centimètres de plus par passage font une différence de temps de tonte considérable.
Reste le O600, dont la largeur relevée sort à 60 cm. Aucun robot de 10,4 kg ne tond sur soixante centimètres, et le reste de la gamme se tient à 22. La valeur figure telle quelle sur sa fiche, avec la page d’où elle vient et la date du relevé, plutôt que ramenée en douce à 22 cm.
Un acheteur qui compare la vitesse de tonte entre les quatre GOAT doit donc écarter cette ligne de son raisonnement. D’où le choix de la signaler ici plutôt que de la corriger.
Quatre références, 442 avis cumulés, des moyennes de 3,9 à 4,2 sur cinq. Ce qui domine les retours positifs n’est ni la pente ni la coupe haute : c’est le coupe-bordure intégré, cité avant tout le reste, souvent par des propriétaires qui viennent d’un robot à câble et découvrent qu’ils rangent le coupe-bordure thermique. La caméra utilisée en surveillance du jardin revient juste après.
Les réserves sont sérieuses et convergentes. Plusieurs propriétaires décrivent des moteurs de roue arrière défaillants dans les premiers mois, avec un service après-vente qui conteste la prise en charge. Un autre raconte un robot qui refuse de repartir après son premier hivernage. Un troisième détaille un logiciel qui ne franchit pas un passage de deux mètres entre deux zones et déclare la tonte terminée au bout de deux minutes.
Le motif est assez net pour être dit : la mécanique et le logiciel de liaison entre zones sont les deux points de fragilité rapportés, pas la navigation elle-même, qui est plutôt louée.
Pour un jardin de 600 à 800 m² avec du relief, le O800 RTK à 649 € est le point d’équilibre de la gamme : le moins bruyant, le mieux noté, et 200 m² de plus que l’entrée de gamme pour 70 €.
Au-delà de 1 000 m², le O1200 LiDAR Pro reste cohérent malgré ses 61 dB. Le A1600, lui, demande de faire confiance sans données : ni surface, ni Wi-Fi confirmé, une autonomie courte et le prix le plus haut. Il faudra une bonne raison, comme une largeur de coupe de 33 cm qui reste la plus large de la gamme.
Dans tous les cas, vérifiez la hauteur d’herbe que vous visez avant le reste. Trois centimètres minimum, c’est ce qui élimine cette marque ou la désigne.
Le GOAT O600 RTK, relevé à 579 € pour 600 m² annoncés et 45 % de pente. C'est aussi le seul de la gamme dont la largeur de coupe relevée, 60 cm, ne colle avec aucune autre référence de la marque : la valeur est signalée comme telle plutôt que corrigée.
Non. Les quatre modèles annoncent une hauteur de coupe minimale de 30 mm, quand la médiane du comparatif est à 20 mm. Si vous voulez une pelouse rase, cette gamme ne le permet pas. Si vous laissez pousser, elle monte jusqu'à 80 mm, et 90 mm sur le GOAT A1600.
Le niveau sonore monte avec le prix : 57 dB sur le O800, 58 sur le O600, 61 sur le O1200 LiDAR Pro et 62 sur le A1600 LiDAR Pro. Les deux modèles à LiDAR sont donc les plus bruyants de la gamme et se situent au-dessus de la médiane du comparatif, qui est à 58 dB.
Parce qu'aucune des deux sources relevées ne la publie, ni la fiche marchande ni la page constructeur. La case reste vide, et la conséquence est visible sur sa note : le critère « surface et autonomie » ne peut pas être calculé pour ce modèle, qui est donc évalué sur trois critères au lieu de quatre.
C'est le point que les propriétaires citent le plus souvent en premier dans les retours relevés, devant la navigation. Plusieurs décrivent une réduction nette du passage au coupe-bordure, un autre le juge gadget. Aucun ne le décrit comme suffisant contre un mur ou une haie.